3ème DéfiWind Caribbean

 

 

Je pars comme graphiste sur le 3ème Défi Wind Caribbean à Bonaire du 16 au 20 juin. 5 jours de windsurf et de longues distances.

 

Je suis arrivée à 6h30 à l'aéroport pour partir pour Bonaire, l'île des Caraïbes néerlandaise. L'avion est annulé, je reste en transit à l’aéroport.
Le temps me coince là dans un no man’s land, les gens passent, partent, arrivent, courent, cherchent du regard un repère mais rien ne vit ici. Tout est lisse, plat et brillant rien n’accroche. L’oeil se perd, aucune perspective solide, juste un grand tunnel, quelques panneaux régulièrement pendus des traces plaquées au sol. Le temps dégouline seulement au rythme des numéros d’avions qui disparaissent sur la liste de l’écran lumineux. Pas de couleurs à part du jaune (C5, J 100, M 10).
Mon avion a été annulé pour des raisons techniques. J’ai observé tous les sentiments qui débarquaient : la panique, la peine, la colère, la peine, la raison, l’angoisse, la raison, l’optimisme, la raison, le désir, l’impatience, la raison, l’optimisme, le calme et enfin de nouveau l’envie.
Heureusement, j’ai prévu des compagnons de voyage : des crayons, Sylvain Tesson, des guides taoïstes et quelques objectifs qui se dessinent. Je n'ai plus qu'à attendre le prochain avion.... Demain
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J’ai passé la nuit dans un hôtel sur une aire d’autoroute en face d’un casino en banlieue d’Amsterdam. Tout est là dedans tellement artificiel. C’était un mélange d’ambiance Tarentinonesque et Tim Burtonesque avec des couloirs à la shining… j’ai flippé quand j’ai vu mon numéro de chambre 827. Quand je suis accompagnée que par l’ennui, celui-ci m’emmène toujours dans des délires divertissants. Je me suis vu partir en expédition pour trouver la chambre 237. L’hôtel est tellement grand, la moquette tellement épaisse, les couloirs tellement longs. J’ai été déçue : la chambre en question n’avait rien défrayante.
Après ces diversions pour tromper le temps, j’ai pu enfin décoller.
Grande nouvelle pour tout ceux rester à terre et qui ne l’ont pas vu depuis longtemps : le soleil existe encore, il vit au dessus des nuages. Quel douceur de sentir sa chaleur à travers le hublot. Quel agréable moment suspendu avec juste un livre, une bière et lui, marquant des ombres bien dessinées sur mon cahier ouvert à l’inspiration. Il n’y a plus qu’à se laisser bercer par la vibration sourde de l’appareil et s’endormir au soleil.

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Arrivée à Bonaire, c’est mon second séjour ici, je me demandais comment allait être l’approche du milieu la seconde fois. Et ben j’ai gagné du temps en repérage, je connais mon schéma de déplacement dans l’espace, je peux commencer à regarder les détails. Maintenant que je connais la surface, j’approfondis. Je me suis levée à temps pour voir le lever du soleil, je suis arrivée parfaitement au moment ou il apparaissait à l’horizon. J’ai pris doucement tout mon temps dans un endroit légèrement en retrait de l'hôtel à côté de la mangrove. La journée est passée très vite malgré un rythme caribéen. L’année dernière j’avais peint un iguane sur un bus, je prépare avec l’équipe l’autre face du bus avec cette fois ci, la peinture du logo de l'école de planche à voile. Nous avons passé la matinée dans un magasin de bricolage de la ville, ça c’est du tourisme : découvrir le bricoman d’ici avec la bande des garçons et Maarten. Repas et puis avant de me lancer dans une autre tache, je vais me baigner, mais pourquoi et comment ne rien faire dans l’eau : impossible pour moi, Je marche alors dans la lagune bleu (C30 J10 ) jusqu’à la barge en bois histoire d’épuiser un peu mes jambes.
Je tente de regarder plus lentement les choses pour tout imprimer, ne rien louper et trouver des idées. Ce soir Salsa, rhum et sourires, je crois que l’on y est !!

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J’ai oublié sur quoi je voulais écrire ce matin : le chant des multiples oiseaux de l’île, les couleurs du matin au lever du soleil, le bruit du vent qui feutre mes pas dans la mangrove, la couleur des fleurs. Je ne me rappelle pas. J’ai beau refaire la journée d'hier à l’envers, cela ne revient pas.
Le matin est un vrai moment pour soi, la team orga se reforme au petit déjeuner. Avant il y a cet espace de liberté pour profiter de l’espace.
Depuis que je suis là, j’assiste à des conversations évidement très technique sur le Windsurf, même si le sens reste flou pour moi, mon vocabulaire s’élargit tout les jours : dimension d’aileron, volume , voile arrière, bords et même en anglais. Cet aprem, nous partons tester le parcours, je passe donc l’après midi sur le bateau, le parcours commence avec une chaleur lourde et brulante. Je suis émerveillée des couleurs incroyables de l’eau et des contrastes qui se produisent.

Ah je crois que ça revient, j’ai tellement envie de me souvenir que j’éveille tous mes sens, le son de l’éolienne quand je peint le bus (comme l’année dernière avec Yann) cette année avec Loris, l’odeur de la mangrove, les couleurs de l’eau avec ses jeux de transparences, la texture des rochers… etc

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Ce matin je pars à 6h10, le temps est incertain, quelques gouttes de pluie très fine, de gros nuages qui frisent avec l’horizon. J’ai trouvé un bout de bois hier qui va pouvoir me servir d’outil d’étirement ce matin. Je pars à l’écart de l’hôtel face au vent, donc à l’arrêt, le soleil filtre difficilement, je fais quelques photos et au détour de quelques pas, je rencontre un héron qui s’était mis à l’abri du vent derrière une cabane (qui je crois sert au pécheur) faite de bric et de broc, de vieux morceaux de bois. Je m’approche doucement, il accepte d’un oeil vigilant. Je m’assieds, je sors mon carnet de mon sac et prend 10 minutes pour faire un croquis. Une fois seulement que j’ai fini, il est parti se cacher derrière une planche, il passait la tête régulièrement pour vérifier si j’étais là. Je cherche encore son nom exact.
Les ombres sont parfaites vers 8H 30, bien alongées, très bien dessinées. L'heure parfaite por faire les photos en noir et blanc.
La journée a été longue, gérer les photos, une baignade, écrire , dessiner, peindre le bus et rhum.
Et demain sera pire au paradis.

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Le défi a commencé, je ne trouve plus l'énergie ce soir d'écrire. Trop de soleil. Trop de fatigue. Trop pleins les yeux.
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La brise a remplacé aujourd’hui le vent. L’air est malgré tout brulant sur la plage. J’ai organisé ma pré-matinée pour satisfaire mon besoin de produire. Partir en pick-up seule sous la pluie le long de cette route sauvage battue par les vagues d’un côté et rien de l’autre, uniquement une bande de goudron indiquant à tout les éléments du décor le seul point de fuite. Et sur les bords des installations ce bois flotté et des zombies de la société de consommation.
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Aujourd’hui toujours pas de vent, on part direction PinkBeach. Pas de course en perspective, je réinvente ma journée pour profiter de la soirée comme hier soir. Nous sommes partis de l’hôtel pour aller dans un restaurant italien parlant espagnol, la commande se fait donc en anglais et nous sommes en Hollande des petites Antilles, c’est bon ça !
Hier j’ai compris pourquoi la route si désertique dont je parlais hier me plaisait tant, elle repose mon esprit et mes yeux. Quand il n’y a plus rien à chercher du regard, quand rien n’accroche mon attention et n’éveille les ricochets de l’imagination, on peut juste être présent. Le temps s’étire la fatigue me gagne à rien faire. Heureusement la journée se termine avec un peu de planche à voile devant le ressort au coucher du soleil : bah c’est beau ! Merci Malou

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Dernière journée du défi, on l’a rempli de pleins de choses, recherche de bois flotté, transport en bus ambiancé par Bob Marley, croquis, sourires, actions, bateaux à fond la caisse, Beach musique, danse au soleil couchant, courses, sauter du bateaux dans une eau turquoise, musique à fond aussi pour finir la soirée au Beach bar sous les lampions.

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Le Défi est fini, ça y est le vent revient… ça excite les navigateurs qui depuis quelques jours bloqués sur des bateaux regardent les autres profiter du vent caribéen . L’expédition dans le concept me plaît déjà : faire le tour de Klein Bonaire, l’île réserve naturelle et protégée. J’imagine déjà les clichés de la bande. …
Klein Bonaire a été à la hauteur de l’attente, des couleurs incroyables, les piscines ont du prendre exemple sur les couleurs d’ici dans leur conception. INCROYABLE ! J’en ai mal au yeux !! Tellement de lumière. L’expédition aura comblé la journée, une bonne petite sieste à l’ombre pour mémoriser tout ça et puis ce soir … rhum en pensant à tous ceux qui me sont chers.

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Le jeudi c’est salsa ! Un verre à la main, une main dans la poche et laisser les vibrations de la musique onduler la verticale de son corps. Etre tous ensemble, et partager, revenir dans la benne de pick-up à regarder les étoiles défiler. Ce dire qu’il reste 1 jour et demi pour clôturer ce voyage, j’ai déjà une surcharge de bagage en images dans ma tête, des idées qui se forment à la surface de l’horizon proche. Le lendemain c’est le temps des premières séparations, des premiers débriefs et des projections dans l’avenir. Demain sera le temps des derniers portraits, des derniers regards. Faire comme si jamais je ne reviendrais.

Vite faire un cours privilégié de Yoga face à la mer au côté de Bjorn Dunkerbeck, vrai partage d'énergies, premier contact réel avec ce viking.

 

 

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